Plantes et toxicité – pas d’panique pour les enfants !

Mais bien sur que beaucoup de végétaux sont toxiques ! En extérieur comme en intérieur. Et alors ? Vos voisins sont-ils tous morts pour autant ?

Moi-même, enfant et à une époque où j’étais loin de prodiguer mes conseils, j’ai pris ces jolis fruits du Bois-joli pour des groseilles !
Vous n’imaginez pas comme j’ai pu être malade, sous une tente puisque nous faisions du camping avec mes parents…

Ceci pour vous dire qu’il n’est pas utile de tomber dans la paranoïa, mais qu’il est vrai que certaines précautions sont à prendre, surtout quand on a des enfants en bas âge.

Tous les végétaux possèdent des principes actifs et nous sont d’une grande utilité. Comme vous le savez, certaines plantes sont utilisées en cosmétique, sur un plan thérapeutique, dans l’alimentation et dans bien d’autres domaines. Certains principes sont bénéfiques à petites doses, toxiques à doses plus importantes. Cela fait partie de la nature qui nous environne et a été utilisé dès l’apparition de l’homme pour se soigner – certains animaux y ont recours également.

Mes fiches sont précises sur ce point. Toutes les fiches de plantes présentant un certain danger, qu’il soit relatif ou réel, ont un encart à ce sujet.
Je ne vais pas vous conseiller sur le choix d’une Dieffenbachia si votre plante doit être placée à la portée de votre enfant en bas âge – bien au contraire.
Il en va de ma responsabilité si vous me fournissez tous les éléments sur l’emplacement que vous destinez à une plante – avec les contraintes de cet emplacement…

Sachez simplement que les statistiques montrent que ce sont les enfants de moins de 4 ans qui sont les plus exposés. Par ailleurs il est très rare que l’intoxication en question engendre une complication sérieuse.

Les incidents domestiques sont en général très ‘bêtes’ – un four chaud resté ouvert et à la portée d’un enfant, une casserole d’eau bouillante qu’il peut attraper du haut de ses 80 cm etc… la liste est longue.
Dans la grande majorité des cas (je sens que je vais me faire des ennemies) l’incident provient d’un manque d’anticipation ou d’un manque de bon sens. Mesdames, je n’invente rien…

Revenons à nos plantes car je m’en suis quelque peu éloigné.
Il n’est pas forcément utile d’éliminer pour autant toutes les plantes possédant le moindre petit principe actif toxique – de même que vous n’allez éliminer ni votre four ni vos casseroles.
Un Solanum (Pommier d’amour) doit-il être placé à la portée d’un enfant de moins de 4 ans quand il va trouver merveilleux de mettre ces jolies billes orange dans la bouche ? Non. Cet enfant ne doit même pas pouvoir ramasser des fruits tombés par hasard…
A partir de 4 ans, est-il possible d’expliquer à un enfant que s’il mange ces fruits, il va avoir bobo le ventre, très malade, oulàlà malade le bébé ! A votre avis ? C’est également une manière de le responsabiliser sachant que vous n’éviterez jamais tous les dangers.

Tenez compte également du pouvoir plus ou moins attractif d’une plante sur un enfant. Il n’aura probablement jamais l’idée de toucher à votre Philodendron, par contre au Capsicum ou au Solanum en fruits, oui.

La première chose à faire quand vous achetez une plante pouvant éventuellement présenter un principe toxique même minime est : non pas de vous en priver mais de connaître son nom.

La principale difficulté des centres antipoison quand ils reçoivent un appel justifié ou non est de savoir quelle plante est en cause. Quand la réponse est – une plante à petites feuilles vertes et jaunes, vous imaginez…

Fiez-vous à l’encart suffisamment précis concernant la toxicité des plantes sur chacune de mes fiches, retenez le nom de vos plantes on ne sait jamais, et faites simplement preuve de bon sens…

Textes – Alfred

Plantes et mur végétal

Comme rien ne vaut une illustration, voici un mur végétal que j’ai réalisé cette année.
mur vegetal Les murs végétaux sont à la mode et il est impossible de parler de ce concept sans citer Patrick Blanc que je considère comme botaniste de génie tout autant que concepteur de génie !
Sans lui, pas de mur végétal aujourd’hui, j’en suis persuadé ou en tout cas pas aussi élaboré.

Un mur végétal consiste tout simplement à faire pousser des végétaux sur un support vertical. Dans un but décoratif, pratique – ou les deux à la fois.
A l’extérieur, un mur végétalisé peut offrir une isolation phonique naturelle qui n’est pas négligeable.
En intérieur, l’aspect pratique se situe ailleurs. Les plantes utilisées ont un pouvoir oxygénant intéressant. Et l’entretien d’un tel mur par rapport à la quantité de plantes qui s’y trouve est relativement limité. S’ajoute à cela un aspect hautement décoratif.

Nous avons deux principaux systèmes pour réaliser un mur végétalisé.
– La culture hydroponique (utilisée dans notre illustration avec un substrat inerte).
– La culture classique utilisant un substrat terreux ou tourbeux.

En intérieur, voici le principe le plus simple à mettre en place. Les végétaux sont insérés entre deux nappes de feutre et l’ensemble est irrigué par une solution nutritive pompée en circuit fermé dans un bac de rétention.
Il s’agit d’une culture hydroponique, les couches de feutre sont imputrescibles et permettent l’ancrage des plantes.
Ce mode de culture n’a rien d’extraordinaire, Patrick Blanc s’est inspiré de ses observations en milieu naturel pour élaborer ce système. Mais c’est justement là où réside son génie…

Peut-on utiliser n’importe quels végétaux ?
En théorie, oui. Mais ça reste une théorie. Vous voulez réaliser un mur végétal de cactées – pourquoi pas, c’est votre droit. L’irrigation va être extrêmement difficile à réguler. Et vous risquez d’avoir de la pourriture – rien ne s’y oppose donc en théorie mais vous ne pourrez pas arriver à un résultat concluant et durable.

Mieux vaut utiliser des végétaux adaptés. C’est-à-dire, et très simplement : résistants et peu délicats en milieu naturel.

Ensuite, des végétaux étudiés selon les strates végétales naturelles. Qu’est ce que cela veut dire ? Pour faire simple et dans nos forêts européennes, nous trouvons des fougères au sol (strate basse), du lierre et des clématites qui grimpent, parfois à la recherche de la lumière (strate intermédiaire), du gui en hauteur (strate haute).
En conditions d’intérieur, il faut donc reproduire la même chose mais en utilisant des végétaux tropicaux. Et il y en a beaucoup…

Sur mon mur, nous allons étudier la strate basse.
J’ai utilisé Epipremmum aureum , Asplenium nidus, Aglaonema commutatum, Maranta leuconeura, Syngonium podophyllum.
Ces plantes n’ont pas besoin d’une lumière vive, elles sont résistantes, elles doivent supporter cet emplacement et s’y plaire.

Strate intermédiaire.
Vriesea splendens, Scindapsus pictus, Tradescantia fluminensis, Guzmania sp, Billbergia nutans, Philodendron scandens.

Strate haute
Guzmania sp, Tillandsia cyanea, 2 Phalaenopsis.

Ce choix n’est absolument pas exhaustif, certains végétaux vont certainement  pousser au détriment d’autres. Il s’agit d’un simple exemple, j’insiste sur ce point.

Étapes et descriptifs de cette réalisation
mur vegetal en coupe Mur vegetal nu

Dernier point pour une réussite optimale : la lumière. Sans une excellente lumière un tel mur n’est pas envisageable.

Textes et décors photos – Alfred

Phalaenopsis bleu

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Cet article n’est pas fait pour soulever des polémiques, faut-il ou non faire subir aux plantes des traitements chimiques dans un objectif purement marketing… Là n’est pas mon but.

J’ai moi-même été témoin dans des jardineries de scènes où les clients s’extasiaient devant cette couleur bleue. J’ai pu constater qu’ils n’avaient d’yeux que pour cette orchidée traitée chimiquement alors que le superbe hybride juste à côté ne retenait pas leur attention.
Cette couleur plait, le processus marketing est réussi, finalement c’est un bon produit puisqu’il se vend bien.

Comment un Phalaenopsis est-il bleu ? Par un procédé qui n’est pas naturel. On injecte une solution chimique colorée dans la hampe florale à l’aide d’une seringue. Le moment à choisir pour effectuer cette injection par rapport à la maturité de la hampe florale est très précis. La santé de l’orchidée ne serait pas en danger mais…
La durée de  floraison d’un Phalaenopsis traité est plus courte que celle d’une plante non traitée. A partir de ce constat, ce colorant a un impact indéniable sur la plante en elle-même.
Maintenant, on parle beaucoup de bleu de méthylène, ce n’est absolument pas cet antiseptique qui est utilisé. Le colorant conçu pour ce procédé d’injection a fait l’objet d’un brevet.

Consommateurs, il faut savoir ce que vous consommez.
Reprenons mon exemple de la jardinerie ci-dessus. Les clients trouvent ce bleu magnifique pour une orchidée. Ils ont un cadeau à faire, pensent qu’il s’agit d’une couleur naturelle, rare et sont incapables de savoir qu’il s’agit d’un Phalaenopsis – d’ailleurs peu leur importe.

Qu’on achète un produit de consommation en étant consommateur, rien que de très normal.
Mais je pense qu’un consommateur averti en vaut deux, et ce dans tous les domaines de la consommation.

Nous avons donc une plante fleurie dont la couleur n’est pas naturelle. Pour votre gouverne et comme s’agit d’un colorant, sachez qu’il existe bien entendu d’autres couleurs disponibles. Mais c’est le bleu qui semble le plus attractif…

Ce bleu ne dure pas, une plante est un organisme vivant. Notre sang se renouvelle, la sève d’une plante également. Le bleu va donc passer jusqu’à devenir bleuâtre, quant aux nouveaux boutons, s’ils s’ouvrent, ils donneront des fleurs blanches lavées de bleuâtre.
Pourquoi ? Parce qu’à l’origine, ce sont des Phalaenopsis d’un blanc immaculé qui sont choisis afin que la couleur bleue ressorte aussi pure que possible. Mais le traitement est éphémère comme nous venons de le voir.

Votre orchidée vous plaira t-elle autant quand elle sera délavée ? Ou plaira t-elle autant à vos amis ? Là est la question pour moi.

Si elle refleurit un jour, ce sera en blanc. Prendrez-vous toujours autant soin d’elle ou aura-t-elle perdu tout attrait pour vous et la traiterez vous comme un objet déchu bon pour le rebut ?

Textes et décors photos – Alfred

Alocasia, le masque africain

Avant – et après
Alocasia 'Polly' en decorationAlocasia 'Polly' en decoration

Cet Alocasia ‘Polly’ a tout simplement été traité comme une sculpture. Vous remarquerez qu’il y en a une de l’autre côté de l’escalier et ce n’est pas un hasard. Africaine… et l’Alocasia ‘Polly’ est appelé ‘Masque africain‘. Ce n’est pas un hasard non plus…
Un contexte épuré et contemporain. Des matériaux froids comme le verre, l’ardoise et le carrelage. Réchauffés par le rouge et l’or, une touche de bois et un grand panneau de cuir rouge.

Je vous l’accorde, un tel pan de mur coûte une fortune…

Pourquoi le choix d’un Alocasia devant un panneau de cuir rouge ? Cette couleur fait ressortir les nervures. Et celles-ci reprennent à leur façon les motifs du cuir façonné et rappellent les étages d’ardoise. Le plante devient un véritable tableau vivant en harmonie avec le reste des couleurs, des formes et des matériaux.
Cette plante a des feuilles coriaces et il le fallait. Une plante verte aux feuilles molles et aqueuses n’aurait rien rendu. De même qu’un feuillage d’un vert vif et tendre aurait été désastreux. Le limbe de cet Alocasia est grisé, il s’accorde parfaitement avec la couleur des ardoises.
Contrairement à d’autres réalisations que j’ai pu faire, cette plante n’est pas le point de mire, elle doit simplement participer à l’ensemble le plus harmonieusement possible.

Passons au cache-pot maintenant. Il reprend un matériau froid et étagé. Mais son coloris est plus chaud que celui de l’ardoise. Un intermédiaire entre le gris de cette roche et les couleurs plus chaudes du bois et de l’or.
Par contre ses lignes sont totalement différentes de celles qu’on retrouve dans cette pièce. Pourquoi un tel choix ?
Comme je vous l’ai dit, j’ai voulu traiter cet Alocasia comme une sculpture. Il me fallait une sorte de piédestal, de socle élégant permettant à ma sculpture vivante de prendre tout son élan. Un bac carré donnait une impression de lourdeur, trop massif… Même si les lignes de ce pot ne se retrouvent nulle part, elles ne dénaturent rien bien au contraire…

Dernier détail. Cette photo a été prise de nuit mais ce pallier est extrêmement lumineux le jour. Il a de grandes baies vitrées. Le seul point à surveiller est l’humidité ambiante. Le pot est entouré de sphaigne humide dans son cache-pot. Le bac est sur roulettes, il faut l’éloigner du cuir pour bassiner abondamment le feuillage.

Textes et décors photos – Alfred

Plantes et ambiance

A chaque situation sa plante, à chaque pièce sa plante, à chaque décor et chaque ambiance sa plante.
A moins que ce ne soit l’inverse…
Dracaena refexa Song of India en decoration Qui sur cette photo crée le plus d’effet ? Est-ce ce magnifique Dracaena reflexa ‘Song of India’ ou est-ce l’ameublement en deux couleurs qui l’entoure ? Il est difficile d’y répondre tant tout se conjugue à merveille. Imaginez cette chambre sans son Dracaena et il y manquera l’essentiel, imaginez ce Dracaena dans un autre contexte et peut-être paraîtra t-il pauvre et terne.
Et que penser de cette autre photo ? Philodendron 'Imperial Red' Tout est si harmonieux et décliné dans les mêmes tons d’acajou… Mais si je vous dis que cette pièce semblerait sans vie sans le Philodendron ‘Imperial Red’ qui l’anime, je pense que vous serez d’accord avec moi… Le feuillage rougeoyant réchauffe même le bois et le fait vibrer, n’est-ce pas ?
Et cette autre photo, que démontre t-elle ? Dracaena deremensis 'Compacta' Ce vaisselier aurait-il la même beauté sans la fraîcheur du feuillage qui le jouxte ? Il n’y a pas que le feuillage d’ailleurs. Il y a le port de ce Dracaena étagé tout comme la structure du vaisselier et ses lignes verticales qui accompagnent celles du meuble.
Quant au bac, il a été savamment choisi pour une transition idéale entre le bois travaillé du meuble et l’exubérance structurée de la plante.
Mais encore plus loin puisque j’ai travaillé personnellement ce décor. La toile de tapisserie est à la fois chaude et sombre. Le vaisselier ne serait pas ressorti sur cette couleur sans ce Dracaena qui fait vibrer les couleurs chaudes. En l’occurrence la preuve est faite que c’est la plante qui donne vie au décor et non l’inverse.

Reprenons ce vaisselier, en tout cas un meuble de la même facture. Car rien ne vaut des exemples concrets.
Pachira aquatica' Ici il est sur fond très clair. Que penseriez-vous de mon choix si j’avais utilisé le même Dracaena que précédemment ? Comparez les deux photos et dites-moi si le résultat aurait été satisfaisant ?
Dans le cas présent, nous avons l’exubérance de la végétation haute du Pachira. Le vert très vif fait chanter le blanc dans ses zones d’ombre comme lumineuses. La forme des feuilles fait ressortir les courbes du meuble, elles adoucissent donc les angles et les lignes verticales présentes en arrière plan.
Mais le tronc tressé de ce Pachira est presque l’élément clé de cette harmonie. Voyez comme les épis de blé ressortent du vaisselier… Et pourquoi le choix de cet étrange cache pot en rotin ? (En fait il s’agit d’une ancienne cage dont le haut était abîmé et que j’ai voulu réutiliser).
Symboliquement, la natte représente la fertilité, l’épi de blé. De nombreux éléments naturels sont tressés, associant nature et travail ancestral de l’homme : tresses d’ail, l’osier et la vannerie, le pain… Le tronc de ce Pachira est très symbolique mais en fait, c’est lui qui harmonise la présence de ce vaisselier de facture campagnarde dans un décor plutôt sobre et très blanc.
Dracaena marginata
Ce qu’on peut appeler un décor contemporain. Peut-être trop pour certains d’entre vous mais à chaque univers sa plante. A l’intérieur, lignes sobres et couleurs minimales avec un bordeaux très présent. A l’extérieur la pleine nature sans contrainte. C’est le Dracaena qui fait la liaison entre la verdure exubérante de l’extérieur et la modernité de ce loft. Ôtez ce Dracaena et il manque franchement quelque chose, une sorte de vide se crée.
Mais pourquoi ce Dracaena ?
Dracaena marginata a naturellement un port très graphique, souvent accentué par les tailles appropriées des producteurs. Il s’intègre parfaitement dans les intérieurs modernes. Mais plus encore, il est marginé de bordeaux avec un limbe d’un vert très profond. La plante idéale pour cet intérieur qui nécessitait une harmonisation, une justification, un équilibre entre le dedans et le dehors.
Une simple plante crée à elle seule toute une harmonie et une ambiance.

Textes et décors photos – Alfred

Lettre à listeverte.com

‘L’aventure de la jardinerie Liste Verte a commencé pendant le printemps 2006, aux confins du Sancerrois, dans un hangar de ferme.
Au milieu des champs, entouré par la Nature, l’inspiration etait partout !’

Lit-on sur la page http://www.listeverte.com/services-qui-sommes-nous-jardinerie/
Fort bien, ils commencent où ils veulent, quand ils veulent… mais pas forcément comme ils veulent comme nous le verrons plus loin.

Puis on lit :

‘Le présent site constitue une œuvre dont Bloggento est l’auteur au sens des articles L.111.1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Les photographies, textes, slogans, dessins, images, séquences animées sonores ou non ainsi que toutes œuvres intégrées dans le site sont la propriété exclusive de la jardinerie Liste Verte ou de tiers ayant autorisé son usage. Les reproductions, sur un support papier ou informatique, dudit site et des œuvres qui y sont reproduits sont autorisées sous réserve qu’elles soient strictement réservées à un usage personnel excluant tout usage à des fins publicitaires et/ou commerciales et/ou d’information et/ou qu’elles soient conformes aux dispositions de l’article L122-5 du Code de la Propriété Intellectuelle. A l’exception des dispositions ci-dessus, toute reproduction, représentation, utilisation ou modification, par quelque procédé que ce soit et sur quelque support que ce soit, de tout ou partie du site, de tout ou partie des différentes œuvres qui le composent, sans avoir obtenu l’autorisation préalable de la jardinerie Liste Verte est strictement interdite et constitue un délit de contrefaçon.’
Sur cette page des mentions légales du site : http://www.listeverte.com/services-mentions-legales/

Le cadre est posé, Listeverte a démarré son activité en 2006, est propriétaire du contenu de son site ou de tiers ayant autorisé son usage. La reproduction de tout ou partie du site listeverte.com est autorisée à titre privé, interdite pour tout autre usage sauf autorisation expresse de listeverte.com

Jusque là rien d’anormal, au contraire.

Maintenant que se passe t-il dans les faits et au vu de tout un chacun.

Selon le service Whois, jardins-interieurs.com a été créé le 30-nov-2003 (en fait, après 2 années de travail).
Ma fiche Alocasia est celle-ci : http://www.jardins-interieurs.com/v3/plante.php?id_plante=18, donc crée entre 2001 et 2003.
Que trouve t-on sur le Net sous la soit disant propriété de listeverte.com, cette fiche Alocasia :
http://www.listeverte.com/jardinerie-plantes-interieur-bibliotheque-alocasia/

Je vous laisse juge d’établir le comparatif qu’il se doit et de savoir à qui revient la propriété des textes utilisés par listeverte.com
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Maintenant à listeverte.com

Une simple recherche Google sur le mot clé Alocasia me place en 4ème place – et vous en deuxième page.
Votre plagiat (car au sens légal du terme c’en est un puisque vous n’aurez aucune trace d’une éventuelle autorisation de ma part d’utiliser mes textes) ne vous rapporte donc rien, au contraire.
Pourquoi ? Parce que les algorithmes de Google Panda et Penguin comprennent parfaitement le duplicate content. Ils comprennent également les fautes de français, les inepties quand on présente un Alocasia tout en utilisant ‘Aglaonéma’ dans son texte

Et le final de votre fiche représente  le summum du sérieux de votre jardinerie.

Je lis :’ L’Alocasia est une plante d’intérieur facile à vivre… (Étrange, je viens de lire sur votre propre fiche ‘Cette plante est difficile….’)…

Mais je lis encore mieux : ‘Offrir une plante en choisissant l’Agloanéma dans une jardinerie en ligne responsable, c’est respecter l’environnement, la Nature et se respecter soi-même.’

Je voudrais déjà que vous respectiez l’Alocasia (ce qui vous permettra de vous respecter vous-mêmes) en ne le confondant pas avec un Aglaonema. Que vous preniez clairement parti : est-ce une plante facile ou difficile comme je l’affirme moi sur ma fiche ?
Je voudrais également que vous respectiez les articles L.111.1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle que vous semblez si bien connaître.

Aussi étrange que cela puisse vous paraître j’ai également des mentions légales accessibles à tous et dans lesquelles est mentionné expressément, je cite :’ Les informations publiées sur le site http//www.jardins-interieurs.com et ses sous-domaines  sont exclusivement rédigées par mes soins.’

Et enfin, je n’ai pas été plus loin dans ma recherche de plagiat, il semblerait que vous ayez embauché du personnel d’origine non française il y a quelques années dans le but de compléter des fiches de bibliothèque en piochant par ci par là sur le Net. Il se trouve que votre fiche Alocasia est trop pompée sur la mienne même si c’est une fiche que vous n’avez plus l’air d’utiliser, elle est toujours référencée par Google.

Si c’est là l’image de marque que vous souhaitez véhiculer, libre à vous, je ne m’abaisserai pas à vous poursuivre en bonne et due forme. Vous vous faites vous-mêmes votre propre procès sur le Net en une seule et malheureuse phrase qui ne risque pas de me détrôner de ma quatrième place.

Sachez simplement qu’au niveau des plantes vertes et fleuries, le mot clé Alocasia est l’un des plus utilisés en terme de recherche actuellement…

Alfred

PS. Faut-il croire que mon article a eu tant de poids qu’il a fait passer votre fiche devant la mienne quelques jours après sa publication. C’est à mourir de rire. Confiez-moi donc votre référencement, je m’en charge fort bien dirait-on – Lol

Secrets de Lucky bambou

Lucky bamboo, lucky bambou, bambou de la chance, canne chinoise, plante de la paix… En fait Dracaena sanderiana (ou sanderana, les deux orthographes étant acceptées).
Bambou de la chance
Une plante particulièrement en vogue dans les pays asiatiques et notamment en Chine où on l’offre couramment lors du Nouvel An. On lui attribue la faculté de porter chance à celui à qui elle est offerte. Le nombre de tiges a son importance : 3 tiges pour le bonheur, (jamais 4 qui porteraient malheur), 5  pour la santé, 7 pour la richesse, 8  pour la prospérité, 21 pour la prospérité universelle etc …
Une forme courante et utilisant un grand nombre de tiges représente une tour : la tour de la richesse, tenue avec un lien rouge symbolisant l’énergie positive de l’incendie.

Le Feng Shui est une croyance chinoise qui consiste à équilibrer l’énergie environnementale. Dans cette tradition, un Lucky bambou permet d’augmenter l’énergie positive de votre demeure. Il représente le symbole du bois et de l’eau.
Pour aller toujours plus loin, vous pouvez décupler les effets positifs du Lucky bambou en le plaçant dans un récipient représentant un animal de la chance : grenouille, éléphant, panda ou dragon.

Sachez juste une chose, si vous n’êtes pas naturellement positif dans la vie, votre Lucky Bambou ne pourra pas faire grand-chose pour vous…

Bien – dans nos pays occidentaux, nous sommes loin de la Chine et de ses croyances. Le Lucky bambou est commercialisé avec grand succès, mais pour le bonheur et la prospérité de ses producteurs, vendeurs et revendeurs.
C’est joli, je vous l’accorde. Et souvent très décoratif. Mais aussi très connotation asiatique et Zen Attitude.

Que faut-il faire avec mon Lucky Bambou ?
A l’origine, il s’agit d’un Dracaena poussant tout à fait normalement dans un mélange terreux. Il est débité en tronçons, assemblé, lié ou modelé en spirale. On passe ensuite une cire sur la partie terminale de la section. Cette cire sert à empêcher la sève de la plante de s’évaporer par le haut – ne l’ôtez pas.
Le principe est tout simplement celui de boutures qu’on fait prendre dans l’eau. Les tiges finiront par émettre des racines et des pousses latérales.

Il est possible de conserver cette plante sous cette forme plusieurs années.
Ce Dracaena a besoin d’une bonne lumière sans soleil brûlant – à l’ombre il va s’étioler.
L’eau doit être pure, changée régulièrement. Évitez une eau trop chlorée ou trop calcaire et ne mettez pas plus de 5cm d’eau dans le récipient.
Si la pointe des feuilles sèche ou s’il perd des feuilles, votre atmosphère est probablement trop sèche. Bassinez votre plante le matin jusqu’en milieu d’après midi mais jamais le soir. Et éloignez-là des appareils de chauffage.
Quand votre Dracaena a émis des racines, il va falloir le nourrir à l’aide d’une goutte ou deux d’engrais dans son eau – surtout pas plus.

Peut-on conserver indéfiniment son Lucky Bambou dans l’eau ?
Non. A la base, il s’agit d’un produit commercial éphémère.
On peut malgré tout le garder ainsi plusieurs années. Mais cette forme de culture n’est absolument pas naturelle et viendra un jour où il ne sera plus possible de continuer pour plusieurs raisons.

Vendu en  spirale, vous ne pourrez pas continuer ce modelage car vous n’avez ni l’équipement ni la technique. Votre tige va prendre une toute autre forme que celle d’origine, elle perdra donc sa signification.
Tressé ou en tour, c’est pareil. Cette forme ne restera pas telle quelle. Le tressage disparaîtra avec la croissance des pousses latérales et la tour se verra de moins en moins.

Alors que faire avec mon Lucky Bambou ?
Dans l’esprit Feng Shui, le Lucky Bambou symbolise comme nous l’avons vu le bois et l’eau. Il est donc exclu de le cultiver autrement que dans un récipient d’eau. Si vous êtes sensibles à cet esprit, il faut supprimer les pousses disgracieuses et tenter de lui conserver la  forme la plus esthétique possible.
Toutefois ne vous faites pas trop d’illusion, même en Chine où il s’agit d’un symbole, on le renouvelle et on l’offre régulièrement lors de certaines occasions.

Enfin il risque d’arriver un jour où votre Lucky Bambou ne ressemble plus à rien, a un amas de racines complètement emmêlées, voire se porte franchement mal en faisant feuille jaune sur feuille jeune.
Vous pouvez le bouturer, ce qui revient quasiment au même stade qu’au moment où vous l’avez reçu. Vous sectionnez juste au-dessous d’un nœud et placez dans un verre d’eau. Si vous coupez en  tronçons, utilisez de la cire pour empêcher la sève de la partie terminale de s’écouler, comme nous l’avons vu plus haut.
Enfin une ou plusieurs tiges de Dracaena sanderiana munies de racines se replantent très bien dans un pot comportant de la terre. Arrosez copieusement au départ, les racines étant habituées à l’eau, puis réduisez progressivement vos arrosages.

Nous voilà arrivés à la fin de ce ‘Secret de Lucky Bambou’. Personnellement la voie de la sagesse me dicte de vous conseiller de vous faire offrir un autre Bambou de la chance si vous constatez que la chance n’est pas suffisamment avec vous…

Alfred

Secrets de Phalaenopsis

Rien de plus simple que de cultiver un Phalaenopsis et surtout : le faire refleurir.
Décoration Phalaenopsis
Cette orchidée est très à la mode, on en trouve aujourd’hui de multiples hybrides. Mais il arrive trop souvent qu’une fois défleurie, on l’oublie, on ne sait pas comment s’y prendre et finalement cette orchidée qui ne demande qu’à vivre et fleurir se retrouve jetée sans remord.
Or, certains Phalaenopsis peuvent fleurir 10 mois dans l’année, voire toute l’année.
Lesquels ? Il est très difficile de répondre à cette question car tout dépend de l’hybride et de ses parents. De plus, beaucoup d’orchidées sont mal étiquetées, ce qui complique les choses.
Nous allons donc partir d’un principe raisonnable et réaliste qui consiste à dire qu’un pied de Phalaenopsis peut fleurir jusqu’à 4 mois. Multiplié par trois égal 12 mois de floraison.

Il nous faut donc trois pieds.

Comment les choisir ? Prenez des pieds aux hampes comportant beaucoup de boutons non encore éclos et à différents stades de maturité. Evitez les Phalaenopsis à très grosses fleurs tout comme les minis Phals. Ces gammes semblent plus capricieuses.
Choisissez des couleurs assorties : Jaune, jaune rayé de rose, rose zébré de jaune – Dans des camaïeux de roses ou de rose violacé, dans les blancs et légèrement teinté de rose. Le choix est vaste mais il faut que les coloris soient bien assortis.
Evitez les plantes aux feuilles jaunissantes. Et observez les racines – ce point est important. Il ne faut pas de racines desséchées, elles doivent toutes être en bonne santé et bien renflées.
Le transport : Évitez les chocs et les brusques changements de températures. Par temps froid, il faut protéger vos orchidées et les laisser le moins possible à ces basses températures.

Arrivés chez vous, il va falloir installer ces Phalaenopsis dans un beau contenant en les laissant individuellement dans leur pot d’origine. Pourquoi ? Parce qu’il est important de pouvoir observer les racines de chacun des pied et les pots transparents dans lesquels sont vendues ces orchidées sont très pratiques pour cela.
Question lumière, il faut un endroit bien éclairé et recevant même un peu de soleil le matin ou en fin d’après midi.
Vous venez d’acquérir trois pots de Phalaenopsis, faut-il les arroser ou non ? C’est la transparence des pots qui va nous permettre de le déterminer. Les racines de vos orchidées sont-elles blanches ou vertes ?
Si elles sont vertes, elles sont parfaitement hydratées et n’ont besoin de rien.
Si elles sont blanches, c’est que les petites écailles qui recouvrent les racines se sont refermées pour mieux conserver le peu d’humidité qui leur reste – elles ont besoin d’eau.

Vous aurez constaté que le mélange utilisé pour ces orchidées est grossier et comporte de gros morceaux d’écorce de pin. Si vous arrosez par le dessus, l’eau va s’écouler immédiatement sans imbiber les racines. Il faut faire tremper le pot une demi-heure dans un récipient d’eau douce, à température ambiante et peu calcaire. Si votre eau comporte  trop de calcaire, mieux vaut la faire décanter 24h ou utiliser de l’eau douce.
Laissez égoutter et remettez votre orchidée en place.

Une fois qu’un Phalaenopsis est défleuri, que faut-il faire ? Couper la hampe à trois yeux comme certains le préconisent ou ne toucher à rien ? A mon sens, les deux écoles se valent. Mais j’ai pu constater la naissance de nouvelles fleurs au sommet d’une hampe qui était restée intacte. Je pense donc qu’on a autant de chance d’avoir de nouvelles fleurs sur une hampe taillée ou non, peut-être même plus sur une tige demeurée telle quelle.

Comment faire refleurir votre Phalaenopsis ? Continuez vos soins sans rien changer. N’arrosez pas trop vite quand les racines commencent à blanchir – elles ont quelques réserves.
En procédant ainsi, vous devriez avoir une floraison continue en comptant sur vos trois pieds de Phalaenopsis.

Un dernier point. Vous avez peut-être entendu parler de keikis. Un keiki est un rejet, une plante miniature qui va se former sur un nœud de la hampe florale.
S’il est vrai que c’est intéressant et original, il ne faut pas chercher à tout prix la formation de keiki. En fait, celui-ci a plus tendance à se former sur une plante en souffrance qu’en parfaite condition. Un Phalaenopsis en parfaite santé préfèrera fleurir que produire des keikis.
Toutefois, si jamais vous en aviez un, attendez qu’il y ait trois feuilles bien formées et trois racines d’environ 8cm de longueur. Vous pouvez le détacher, le replanter et le cultiver comme un sujet adulte. Ce keiki finira par fleurir à son tour en ayant exactement les mêmes caractères que la plante-mère.
Le détail des soins à apporter au Phalaenopsis pour le cultiver dans les meilleures conditions sont disponibles sur la fiche de culture du site.

Texte et photo Alfred

Secrets de Pachira

Article inspiré des nombreux commentaires que j’ai sur ma fiche de soins : Fiche Pachira.
Il fallait synthétiser tout ça et vous donner les clés pour réussir cette plante.

Mais je vais vous faire travailler aussi… et réfléchir.

Quand on a une plante, que doit-on se demander en premier ? D’où vient-elle, quelles sont ses habitudes de vie et ses caractéristiques. Si vous preniez un nouvel animal de compagnie, c’est bien les questions que vous poseriez n’est-ce pas ? Pour une plante, c’est pareil.

Donc notre Pachira vient de régions chaudes et humides du globe, en particulier d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud où il se développe dans des marais.
Maintenant, quelles sont ses caractéristiques ? C’est un arbre à caudex, avec de grandes feuilles palmées d’apparence fragile.
Nous voilà avec tous les éléments pour cultiver cette plante dans d’excellentes conditions. Vous en doutez ? C’est pourtant vrai – démonstration.

Notre Pachira aura besoin de chaleur et il la trouvera dans nos intérieurs.
D’humidité ambiante : il ne supportera donc pas un air trop sec et la proximité d’un appareil de chauffage. Que faudra t-il faire quand il fera chaud et sec ? Le bassiner régulièrement, tout simplement.

Que veut dire bassiner ? Non pas baigner dans une bassine comme je l’ai déjà entendu dire mais pulvériser le feuillage à jets très fins, à l’eau douce et à température ambiante.
Quand ? Ma foi le plus souvent possible surtout en cas de forte chaleur. Mais jamais le soir car les températures fraîchissent et la plante va se mettre au repos pour la nuit – le feuillage ne doit pas être mouillé à ce moment-là.

Question lumière, nous avons les éléments aussi. Cette plante pousse librement dans des marais, elle a donc une excellente lumière dans son milieu naturel. Mais la fragilité des feuilles, surtout quand elles sont  jeunes, incite à la prudence au niveau du soleil. Le Pachira risque de brûler s’il est placé derrière une vitre en plein soleil en été.
Cette fragilité nous indique également que des chocs répétés, une situation dans un lieu de passage risque d’abîmer ses feuilles et de provoquer leur déformation.
Un courant d’air aussi surtout s’il est froid. Un Pachira est en situation aérée dans son milieu d’origine, mais jamais exposé à des vents froids ou violents…

Question arrosage. Notre Pachira vit dans des marais, il est donc supposé accepter des arrosages abondants et ne pas craindre des surplus d’eau – n’est-ce pas ?
Sauf que j’ai mis en gras que c’était un arbre à caudex et ce détail est primordial.
Un caudex est une partie de tronc ou de racines renflées permettant à une plante de stocker de l’eau en cas de sécheresse.
Qu’en déduisons-nous ?
Que notre Pachira vit effectivement les pieds dans l’eau à certains moments, mais qu’à d’autres il est complètement à sec et puise dans ses réserves.
Nous voilà donc renseignés sur la manière de l’arroser : quand il fait chaud arrosons-le abondamment puis laissons la terre complètement sécher.

Dites-moi sincèrement si c’est si difficile que ça de raisonner un peu pour être sur de ne pas se tromper

Alfred