Plantes et toxicité – pas d’panique pour les enfants !

Mais bien sur que beaucoup de végétaux sont toxiques ! En extérieur comme en intérieur. Et alors ? Vos voisins sont-ils tous morts pour autant ?

Moi-même, enfant et à une époque où j’étais loin de prodiguer mes conseils, j’ai pris ces jolis fruits du Bois-joli pour des groseilles !
Vous n’imaginez pas comme j’ai pu être malade, sous une tente puisque nous faisions du camping avec mes parents…

Ceci pour vous dire qu’il n’est pas utile de tomber dans la paranoïa, mais qu’il est vrai que certaines précautions sont à prendre, surtout quand on a des enfants en bas âge.

Tous les végétaux possèdent des principes actifs et nous sont d’une grande utilité. Comme vous le savez, certaines plantes sont utilisées en cosmétique, sur un plan thérapeutique, dans l’alimentation et dans bien d’autres domaines. Certains principes sont bénéfiques à petites doses, toxiques à doses plus importantes. Cela fait partie de la nature qui nous environne et a été utilisé dès l’apparition de l’homme pour se soigner – certains animaux y ont recours également.

Mes fiches sont précises sur ce point. Toutes les fiches de plantes présentant un certain danger, qu’il soit relatif ou réel, ont un encart à ce sujet.
Je ne vais pas vous conseiller sur le choix d’une Dieffenbachia si votre plante doit être placée à la portée de votre enfant en bas âge – bien au contraire.
Il en va de ma responsabilité si vous me fournissez tous les éléments sur l’emplacement que vous destinez à une plante – avec les contraintes de cet emplacement…

Sachez simplement que les statistiques montrent que ce sont les enfants de moins de 4 ans qui sont les plus exposés. Par ailleurs il est très rare que l’intoxication en question engendre une complication sérieuse.

Les incidents domestiques sont en général très ‘bêtes’ – un four chaud resté ouvert et à la portée d’un enfant, une casserole d’eau bouillante qu’il peut attraper du haut de ses 80 cm etc… la liste est longue.
Dans la grande majorité des cas (je sens que je vais me faire des ennemies) l’incident provient d’un manque d’anticipation ou d’un manque de bon sens. Mesdames, je n’invente rien…

Revenons à nos plantes car je m’en suis quelque peu éloigné.
Il n’est pas forcément utile d’éliminer pour autant toutes les plantes possédant le moindre petit principe actif toxique – de même que vous n’allez éliminer ni votre four ni vos casseroles.
Un Solanum (Pommier d’amour) doit-il être placé à la portée d’un enfant de moins de 4 ans quand il va trouver merveilleux de mettre ces jolies billes orange dans la bouche ? Non. Cet enfant ne doit même pas pouvoir ramasser des fruits tombés par hasard…
A partir de 4 ans, est-il possible d’expliquer à un enfant que s’il mange ces fruits, il va avoir bobo le ventre, très malade, oulàlà malade le bébé ! A votre avis ? C’est également une manière de le responsabiliser sachant que vous n’éviterez jamais tous les dangers.

Tenez compte également du pouvoir plus ou moins attractif d’une plante sur un enfant. Il n’aura probablement jamais l’idée de toucher à votre Philodendron, par contre au Capsicum ou au Solanum en fruits, oui.

La première chose à faire quand vous achetez une plante pouvant éventuellement présenter un principe toxique même minime est : non pas de vous en priver mais de connaître son nom.

La principale difficulté des centres antipoison quand ils reçoivent un appel justifié ou non est de savoir quelle plante est en cause. Quand la réponse est – une plante à petites feuilles vertes et jaunes, vous imaginez…

Fiez-vous à l’encart suffisamment précis concernant la toxicité des plantes sur chacune de mes fiches, retenez le nom de vos plantes on ne sait jamais, et faites simplement preuve de bon sens…

Textes – Alfred

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